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Pas de quoi rougir

Pas de quoi rougir...
01/02/2007 - 19:15 Par FREDERIC WARINGUEZ
De Sports.fr
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Allemagne-France à la loupe

L'Allemagne disputera la finale de son championnat du monde. Au bout d'un match de pure folie, devant 20 000 spectateurs en transe complètement déchainés, les Allemands ont fini pare venir à bout de la France 32-31 à l'issue de la deuxième prolongation. Mais la victoire allemande restera entâchée de gros doutes car dans les dernières secondes un but égalisateur de Michael Guigou a été refusé pour des raisons inconnues. Il faudra digérer cette défaite et tenter de décrocher le bronze...

Huit buts pour Narcisse. En vain...Huit buts pour Narcisse. En vain...
L'équipe de France était prévenue. Claude Onesta savait que face à l'Allemagne, outre la Mannschaft, il faudrait affronter un public incroyable mais aussi composer avec un arbitrage influençable. Les 20 000 supporters de l'Arena de Cologne, les Bleus en ont fait rapidement abstraction mais face à l'injustice, ils ne pouvaient rien faire. Ainsi, cette défaite, qui les prive d'une finale du championnat du monde, ils mettront sans doute du temps à la digérer. Car l'équipe de France n'a rien à se reprocher. Les champions d'Europe ont livré un très grand match malgré l'adversité et ils auraient mérité une issue plus heureuse.

Après avoir encaissé sans broncher, tout au long du match, les décisions de refus de jeu sévères qui leur étaient infligées par les corps arbitral, les Français peuvent sans aucun doute se sentir lésés par cette dernière décision. Menés 32-31 après un penalty transformé par Baur, alors qu'il ne restait qu'une poigné de secondes à jouer, Michael Guigou, héroïque, interceptait le ballon, partait en dribble et égalisait en trompant Fritz. Le match allait donc se jouer aux tirs au but mais les arbitres, les Suédois Patrick Hakansson et Maths Nilsson, en décidaient autrement en refusant le but à la stupéfaction du clan tricolore. Pourquoi ? On ne le saura sans doute jamais. Ecoeurés, les Bleus tentaient bien le tout pour le tout dans les dernières secondes. Jérôme Fernandez enfilait la chasuble et la France jouait avec sept joueurs de champ mais les Allemands tenaient bon et pouvaient hurler de joie à la sirène.

Jeu égal

29 ans après leur unique titre de champion du monde décroché en 1978 quand il existait encore deux Allemagnes, ils tenteront dimanche de décrocher une deuxième étoile. Et que l'adversaire soit la Pologne ou le Danemark, ces Allemands-là seront évidemment les grands favoris devant leurs supporters, privés en juillet dernier de finale lors de la Coupe du monde de football.

Bertrand Gille s'empale sur la défense allemande. Bertrand Gille s'empale sur la défense allemande.
Car l'Allemagne, n'en doutons pas, est une grande équipe face à laquelle les Bleus, bien plus incisifs que samedi dernier lors du tour principal quand ils avaient été battus 26-29, n'ont pas réussi à trouver de solutions pour prendre leur revanche. Si les Français ont largement relevé le défi physique qui leur était imposé, ils se sont heurtés pendant 80 minutes à une défense ultra-solide. En réalité, les deux formations ont fait jeu égal, se rendant coup pour coup. Dans un sens comme dans l'autre, le plus gros écart n'a d'ailleurs jamais dépassé deux buts.

Et pourtant, l'équipe de France avait pris le match par le bon bout. Si Luc Abalo se montrait sans doute un peu trop gourmand en première période, Nikola Karabatic était bien décidé à confirmer ses qualités devant ce public qui admire toute l'année son talent sous les couleurs de Kiel. L'ancienne perle de Montpellier, l'oeil acéré, fusillait Henning Fritz, son partenaire de club et comptait cinq buts à la pause. Pour autant, les Bleus, malgré une emprise physique sur le match, ne traduisaient pas au score cette impression de domination. Après la première demi-heure, les deux équipes se quittaient sur le score de 12-11 pour la France.

Irrespirable

Un minimum de buts mais un maximum de spectacle tant l'intensité du match était à son comble. Chaque possession de balle semblait pouvoir être décisive et l'atmosphère devenait proprement irrespirable dans ce temple du handball qu'est la Köln Arena. Et si Karabatic baissait un peu de rythme, deux autres stars de la Bundesliga prenaient le relais chez les Bleus, Daniel Narcisse et Joël Abati. Discret depuis le début du Mondial, ce dernier, désireux de peser sur la match, offrait de nouvelles solutions sur on aile et sa patte gauche faisait des ravages. Pas suffisant toutefois pour décrocher l'Allemagne si bein qu'à la fin du temps réglementaire, le score était de 21-21.

Une prolongation de deux périodes de cinq minutes était donc accordée mais rien n'y faisait. A une montée de balle supersonique de Guigou, Hens répliquait d'un lob astucieux ou Glandorf laissait partir un missile. 27-27 et on repartait pour une deuxième prolongation de dix minutes. Une fin de match au cours de laquelle, la lucidité de Kehrmann, par deux fois, était précieuse pour l'Allemagne en dépit de Narcisse, Abati et... Guigou. Les tirs au but devenaient une évidence car Guigou égalisait. Non. On n'irait pas jusque-là. Décision des arbitres. "On a fait ce qu'il fallait, il fallait être très fort pour résister à 20 000 supporters. On n'a pas réussi à résister à deux arbitres. C'était trop...", concluait Claude Onesta, dépité comme tous ses joueurs. Des joueurs qui devront pourtant se remobiliser pour tenter de décrocher le bronze pour la troisième fois, après 2003 et 2005.
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N
Je serai curieux de connaitre le montant du chéque en fin de match. Je connais 2 suedois qui vont pouvoir partir en vacances touit frais payer dans un 5 étoiles au bord de l'eau. c'est triste, mais c'est comme ça
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